Phalanstère et familistère : de l’utopie à la réalité

Dans le bouillonnement des idées développées durant le XIXe siècle, la recherche de l’équité sociale s’impose bientôt en prolongement des acquis révolutionnaires. Des théoriciens comme Fourier imaginent une organisation sociale nouvelle, à l’image des communautés de phalanstères qu’un de ses disciples, Godin, réalisera dans une forme renouvelée dans son familistère installé aux côtés de son usine de Guise.

Par Philippe-Enrico Attal, journaliste

Le terme de communauté évoque le plus généralement les expériences tentées il y a quelques décennies dans la mouvance hippie. En quête d’une liberté retrouvée, la nouvelle structure était censée mettre à bas les règles établies jusqu’alors, à commencer par l’organisation basée sur le pouvoir et l’argent. L’idée même de communauté, en réalité, remonte aux origines des premières sociétés humaines.

Pour survivre, l’homme a dû apprendre à s’organiser et mettre en commun les capacités et les ressources. Dans notre histoire, les tribus sont devenues des peuples et les peuples des nations. Progressivement, les nations en raison de leurs dimensions favorisent une certaine organisation individuelle de la société, même si la réalité est à nuancer. Des inégalités qui en découlent vont naître le désir pour certains de se replier sur la communauté, généralement pour mener une vie différente (…)

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