La bataille de Wissembourg

Pour l’Allemagne et pour la France, Wissembourg apparaît à l’aube de l’année 1870 comme une ville mythique dont l’occupation montre la possession et les droits sur cette région. Pour la France, son occupation est le signal d’une invasion imminente.
Par Abel Douay et Gérard Hertault

Peu de conflits européens ont épargné Wissembourg située sur la route des grandes invasions vers l’Ouest, depuis l’époque romaine. À tel point que la ville et ses environs ont acquis une tradition de résistance non violente mais intelligente et efficace, évitant autant que possible les représailles sur la population.

L’histoire se répète

En août 870, soit exactement mille ans avant la bataille du 4 août 1870, le traité de Meersen attribuait l’Alsace à Louis le germanique. Depuis lors, la cité de Wissembourg et le Geisberg furent le théâtre de nombreuses batailles et occupations. Notamment, pour ne citer que les plus récentes, en 1674, 1680, 1705, 1744, 1793… Le 17 juillet 1870, la France déclarait la guerre à la Prusse. C’était, devait dire Émile Ollivier, « d’un coeur léger » qu’il acceptait cette guerre. Le maréchal Leboeuf n’avait-il pas proclamé : « Nous sommes archiprêts ; il ne manque pas à notre armée un bouton de guêtre ! »Une fois encore, Wissembourg devait connaître la première bataille de cette nouvelle guerre. […]

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