Napoléon III n°36: littérature et pouvoir

Napoleon-III-36

A la Une: littérature et pouvoir, les plumes de l’Aiglon
Pour n’avoir pas tenté de mettre de son côté le talent des écrivains de son temps, Napoléon Ier avait en son temps perdu la bataille des esprits face à Chateaubriand et Germaine de Staël. N’ayant pas retenu la leçon de la postérité, son neveu Napoléon III connut le même sort sous la plume cette fois de Victor Hugo. Il ne faudrait cependant pas oublier la richesse littéraire du Second Empire, foisonnement intellectuel et culturel sans équivalent dont les seuls noms de Gautier, Baudelaire, Flaubert, Zola, Sand, Verne, Goncourt suffisent à … Lire la suite

Un dramaturge oublié, Émile Augier

« Auteur applaudi à vingt-quatre ans, décoré à trente, élu à l’Académie à trente-huit ; bon citoyen, bon époux, bon poète, il acheva une vie de garde national de la morale bourgeoise ; c’est notre Boileau. Il se retire du théâtre en plein succès de peur de la hantise d’un échec qui pourrait assombrir ses vieux jours » tels sont les commentaires d’un contemporain trouvés dans un recueil de photographies anciennes. Ils sont le reflet de l’immense popularité d’Émile Augier durant toute sa vie.
Par Jean-Baptiste Thomas, historien

Même s’il s’éteint à Croissy-sur-Seine le 26 octobre 1889, ses obsèq … Lire la suite

Le succès du café-concert

La « parole chantée », dans son expression populaire, a été une spécificité française depuis le Moyen-Âge. Elle a été d’une grande diversité : pateline, doucereuse, courtoise, grivoise, paillarde… Comment se présente cette « parole chantée » au début du Second Empire ? L’opéra ressort des institutions propres à l’aristocratie et à la grande bourgeoisie ; opérette, vaudeville et caveaux sont des lieux fréquentés, davantage, par une petite bourgeoisie, notamment « nouveau riche » ; les « harmonies », fanfares, orphéons de villages, chanteurs de rue, chorales d’associations Lire la suite

Les secrets de la pose

Sous l’Ancien Régime, seul un nombre limité d’individus avait accès au portrait. Ceci dépendait à la fois de l’accueil que les portraitistes réservaient aux clients dépourvus de sang princier et de notabilité mais aussi des capacités financières de ceux-ci. Après la Révolution, et notamment suite à l’invention de la photographie et à la création des studios de portrait photographique, à commencer par celui d’Antoine Claudet (1797-1867) à Londres en 1841, davantage de personnes ont pu jouir de leur droit au portrait. À titre d’exemple, en juin 1866, « Le Moniteur de la PhotogLire la suite

Camille Corot et ses amis

“Le chemin de Sèvres”, volé au Louvre il y a quinze ans, n’était pas seulement un des chefs-d’oeuvre du musée, il était aussi l’un des jalons de l’itinéraire de l’amitié. Quant on demandait à Camille Corot (1796-1875) ce qui comptait le plus pour lui, après la peinture naturellement, une seule réponse fusait aussitôt : « L’amitié ! » Son exclamation n’avait rien d’une boutade et, à l’égard de l’art pictural, on peut dire que Corot pratiqua l’art de l’amitié et qu’il ne cessa jamais de les mêler étroitement l’un et l’autre.

par Marie-Hélène Parinaud, Docteur en histoire

Aujourd’hui, lorsque les … Lire la suite