Napoléon III n°37: l’Etat social

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A la Une: Napoléon III, un chef d’État social
Devenu Prince- Président puis Empereur, Napoléon III réalisa une subtile alliance entre tradition et modernité. Les maîtres-mots de son programme politique, s’appuyant en particulier sur l’héritage impérial de son oncle, combinaient ordre et progrès, autorité et assistance, puissance et négociation. Dans le domaine social, les grands principes de son ouvrage Extinction du paupérisme rédigé à Ham eurent une influence sur son exercice du pouvoir, nuancé toutefois par les gages apportés aux différents groupes conservateurs auxquels il devait son acces … Lire la suite

Bourbaki et les zouaves

Le 22 avril 1881, le gouvernement de la République place le général Bourbaki dans la 2e section de réserve. Le mois suivant, en mai 1881, “Le Figaro” organise une souscription pour lui offrir un cadeau. Il s’y oppose fermement mais, sensible à cette marque de sympathie, il propose que la somme souscrite soit versée au 1er régiment de zouaves pour être consacrée à la fondation de prix annuels et il écrit, non sans nostalgie, au journaliste, ancien lieutenant de mobiles Saint-Genest : « Parmi tous les braves soldats que j’ai commandés dans ma longue carrière militaire, je n’oublierai jamais mon Lire la suite

Un dramaturge oublié, Émile Augier

« Auteur applaudi à vingt-quatre ans, décoré à trente, élu à l’Académie à trente-huit ; bon citoyen, bon époux, bon poète, il acheva une vie de garde national de la morale bourgeoise ; c’est notre Boileau. Il se retire du théâtre en plein succès de peur de la hantise d’un échec qui pourrait assombrir ses vieux jours » tels sont les commentaires d’un contemporain trouvés dans un recueil de photographies anciennes. Ils sont le reflet de l’immense popularité d’Émile Augier durant toute sa vie.
Par Jean-Baptiste Thomas, historien

Même s’il s’éteint à Croissy-sur-Seine le 26 octobre 1889, ses obsèq … Lire la suite

Le succès du café-concert

La « parole chantée », dans son expression populaire, a été une spécificité française depuis le Moyen-Âge. Elle a été d’une grande diversité : pateline, doucereuse, courtoise, grivoise, paillarde… Comment se présente cette « parole chantée » au début du Second Empire ? L’opéra ressort des institutions propres à l’aristocratie et à la grande bourgeoisie ; opérette, vaudeville et caveaux sont des lieux fréquentés, davantage, par une petite bourgeoisie, notamment « nouveau riche » ; les « harmonies », fanfares, orphéons de villages, chanteurs de rue, chorales d’associations Lire la suite

Les secrets de la pose

Sous l’Ancien Régime, seul un nombre limité d’individus avait accès au portrait. Ceci dépendait à la fois de l’accueil que les portraitistes réservaient aux clients dépourvus de sang princier et de notabilité mais aussi des capacités financières de ceux-ci. Après la Révolution, et notamment suite à l’invention de la photographie et à la création des studios de portrait photographique, à commencer par celui d’Antoine Claudet (1797-1867) à Londres en 1841, davantage de personnes ont pu jouir de leur droit au portrait. À titre d’exemple, en juin 1866, « Le Moniteur de la PhotogLire la suite