Napoléon III n°35

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A la Une: Les cuirassiers de Reichshoffen l’ultime sacrifice
Cette bataille de Reichshoffen est parfois appelée bataille de Frœschwiller, mais aussi de Woerth, ou encore de Haguenau, car elle eut lieu en fait entre ces villages. Reichshoffen est une commune du département du Bas-Rhin, dans le canton de Niederbronn, dont elle est distante de trois kilomètres, et dans l’arrondissement de Wissembourg dont elle est éloignée de trente deux kilomètres;et elle est située à quarante six kilomètres de Strasbourg. Elle se trouve dans une vallée irriguée par trois petites rivières descendant … Lire la suite

Le succès du café-concert

La « parole chantée », dans son expression populaire, a été une spécificité française depuis le Moyen-Âge. Elle a été d’une grande diversité : pateline, doucereuse, courtoise, grivoise, paillarde… Comment se présente cette « parole chantée » au début du Second Empire ? L’opéra ressort des institutions propres à l’aristocratie et à la grande bourgeoisie ; opérette, vaudeville et caveaux sont des lieux fréquentés, davantage, par une petite bourgeoisie, notamment « nouveau riche » ; les « harmonies », fanfares, orphéons de villages, chanteurs de rue, chorales d’associations Lire la suite

Les secrets de la pose

Sous l’Ancien Régime, seul un nombre limité d’individus avait accès au portrait. Ceci dépendait à la fois de l’accueil que les portraitistes réservaient aux clients dépourvus de sang princier et de notabilité mais aussi des capacités financières de ceux-ci. Après la Révolution, et notamment suite à l’invention de la photographie et à la création des studios de portrait photographique, à commencer par celui d’Antoine Claudet (1797-1867) à Londres en 1841, davantage de personnes ont pu jouir de leur droit au portrait. À titre d’exemple, en juin 1866, « Le Moniteur de la PhotogLire la suite

Camille Corot et ses amis

“Le chemin de Sèvres”, volé au Louvre il y a quinze ans, n’était pas seulement un des chefs-d’oeuvre du musée, il était aussi l’un des jalons de l’itinéraire de l’amitié. Quant on demandait à Camille Corot (1796-1875) ce qui comptait le plus pour lui, après la peinture naturellement, une seule réponse fusait aussitôt : « L’amitié ! » Son exclamation n’avait rien d’une boutade et, à l’égard de l’art pictural, on peut dire que Corot pratiqua l’art de l’amitié et qu’il ne cessa jamais de les mêler étroitement l’un et l’autre.

par Marie-Hélène Parinaud, Docteur en histoire

Aujourd’hui, lorsque les … Lire la suite

Jean-Henri Fabre « le Virgile des insectes »

« Si j’écris pour les savants, pour les philosophes qui tenteront un jour de débrouiller un peu l’ardu problème de l’instinct, j’écris aussi, j’écris surtout, pour les jeunes, à qui je désire faire aimer cette histoire naturelle… Tout finit afin que tout recommence, tout meurt afin que tout vive » (Jean-Henri Fabre, 1823-1915). Dans un XIXe siècle riche en découvertes, où l’essor des sciences a connu un développement sans pareil, jamais un homme de science n’avait encore évoqué le monde des insectes et leur vie avec tant de charme et de simplicité. À une époque où l’entomologie restait une sciLire la suite